Et moyen il y a. Premier soir à l'hôtel Little Texas de Iasi. Il a plu. Il m'attend à l'intérieur. Il lit, il me voit arriver. Il me sourit. Je lui souris. Même effet que dans l'avion. Hans est libre, divorcé et sans girlfriend.
Moi aussi, je décide que je suis libre. Je ne vais pas commencer à m'étendre sur ma vie sentimentale que j'ai moi-même du mal à suivre. Nous sommes dans un endroit exotique, dans une situation exotique. On boit quelques bières de plus, on se dévoile et on se découvre un peu plus et à l'extinction des feux du bar, il prend ma main, je prends la sienne et nous nous dirigeons vers la chambre numéro 1 et le lit King Size aux draps blancs immaculés. La nuit est torride, sensuelle, sexuelle, Elle ne s'achève que sur l'épuisement de nos corps au petit matin. Deux petites heures de sommeil dans les bras l'un de l'autre. Mais le répit ne dure pas. La chimie de nos deux corps reprend le dessus pour de nouvelles expériences, de nouvelles équations, de nouvelles découvertes.
Je n'ai pas connu de telles sensations et -allez je me lance- de telles émotions depuis des lustres. J'avais même commencé à me dire que le sexe, c'était plus trop mon truc. Bullshit. Voilà que je retrouve le goût de la chair dans les bras de ce bel Hollandais. Kate-toute-retournée.
Puis vient l'heure du petit déjeuner sur la terrace de Little Texas, comme un couple ordinaire. "Tu peux revenir ce soir si tu veux", finit-il par me glisser. Ben tiens, je ne vais pas me gêner. Je ne veux que ça, revenir ce soir.
Et la nuit est tout aussi belle, et celle d'après aussi. Jusqu'au matin de la séparation. Chacun doit suivre sa route. Ses pas le ramènent en Hollande. Les miens me conduisent à Brasov pour la suite de mon reportage.
On ne se promet rien. On se dit seulement qu'il faut que l'on reste en contact, qu'on ne se perde pas de vue, que nos chemins se croiseront forcèment encore une fois.
vendredi 24 juillet 2009
mercredi 22 juillet 2009
Love on a plane
Alors là je ne m'y attendais pas. Voilà que Marie-Claire m'envoie faire un reportage au fin fonds de la Roumanie. Une histoire d'orphelins roumains qui auraient dû être adoptés par des familles occidentales et qui ne l'ont pas été car une c.... a décidé de faire interdire l'adoption internationale en Roumanie. D'ailleurs, une c..... anglaise, une "baroness" en plus. Bref, Kate est plus que jamais on-the-make. Va falloir avoir du tact, faire preuve de patience, bien s'entendre avec le collègue journaliste. Moi, je fais les photos ce coup-ci.
Je prends un vol entre Bucarest et Iasi, capitale de la Moldavie roumaine. Je me retrouve assise à côté de l'homme le plus beau de l'avion. Coup de bol. Et voilà que l'homme le plus beau de l'avion me témoigne de l'intérêt. Il me regarde, me sourit plusieurs fois. Je renvoie la pareille. En essayant de ne pas rougir. Qu'est-ce que je peux être cloche quand on me prend au dépourvu et pas "on the make". Et voilà qu'on se parle, l'homme, Hans, est hollandais. C'est un homme d'affaires, il a une boîte de IT. Il me plaît de plus en plus et puis je n'ai jamais mis de Hollandais dans mon lit. Il reste à Iasi une semaine, moi aussi. Le vol ne dure pas 55 minutes mais 5 minutes. Bref, love on a plane, quand on ne veut jamais atterrir. Mais faut bien que ça arrive, l'aterrissage. On échange nos cartes. Oui, ce serait sympa de se revoir cette semaine. Il a une chambre dans une hôtel qui s'appelle Little Texas, je loge dans la cambrousse. Je lui dis qu'il y aura sûrement moyen.
Je prends un vol entre Bucarest et Iasi, capitale de la Moldavie roumaine. Je me retrouve assise à côté de l'homme le plus beau de l'avion. Coup de bol. Et voilà que l'homme le plus beau de l'avion me témoigne de l'intérêt. Il me regarde, me sourit plusieurs fois. Je renvoie la pareille. En essayant de ne pas rougir. Qu'est-ce que je peux être cloche quand on me prend au dépourvu et pas "on the make". Et voilà qu'on se parle, l'homme, Hans, est hollandais. C'est un homme d'affaires, il a une boîte de IT. Il me plaît de plus en plus et puis je n'ai jamais mis de Hollandais dans mon lit. Il reste à Iasi une semaine, moi aussi. Le vol ne dure pas 55 minutes mais 5 minutes. Bref, love on a plane, quand on ne veut jamais atterrir. Mais faut bien que ça arrive, l'aterrissage. On échange nos cartes. Oui, ce serait sympa de se revoir cette semaine. Il a une chambre dans une hôtel qui s'appelle Little Texas, je loge dans la cambrousse. Je lui dis qu'il y aura sûrement moyen.
Grand plongeon dans le fashion en ligne
L'interview promettait d'être cadré et sans surprises : il s'agissait pour moi d'interroger le patron d'un site de distribution de vêtements mode britannique. Asos.com, c'est le nom du site, a été créé outre-Manche en 2000 et avait pour objectif au départ de fourguer tout ce qui était visible à la télé. D'où son nom : As Seen On Screen. Puis, la direction s'est vite rendue compte que ce qui payait, avant tout, c'était la MODE avec un grand M. Depuis, le site, ultra-rentable et aux taux de croissance exponentiels d'année en année, stocke plus de 800 marques et les jeunes de 16 à 34 ans se les arrachent comme des petits pains. Ce que l'on sait moins, c'est que derrière ce site, se cachent en réalité un millier de personnes - rien que çà !!! - La moitié travaille au siège, dans le quartier branché de Camden à Londres.....et la visite vaut vraiment le détour : la société a ses propres studios de photos où sont immortalisées les mannequins portant les vêtements vendus ensuite sur Asos.com. Il y a même un podium sur lequel défilent les modèles. Bref, un véritable univers strass et paillettes qui a tout pour attirer les jeunes aficionadas de la mode Brit.
lundi 6 juillet 2009
Kate rencontre Mandi
Dans l'univers impitoyable de la mode, règne la célèbre Mandi Lennard. Elle a un don : repérer avant tout le monde les futures étoiles de la scène fashion londonienne. Elle les amadoue, les prend sous son aile protectrice de mère juive de la mode et les fait grandir. La rumeur dit qu'elle se montre extrêmement généreuse avec ses jeunes poulains, leur donnant les moyens de les amener au firmament. Et c'est vrai qu'elle a les meilleurs : Gareth Pugh et Henry Holland pour n'en citer que deux...La rumeur dit aussi qu'elle peut être une sacrée garce. C'est sans doute aussi le milieu qui veut ça... En tout cas, Mandi fait peur. Son débit de paroles est impressionnant et parfois difficile à suivre, elle est à fond dedans, elle maîtrise. D'ailleurs, elle est constamment dans l'action. Je la croise chez Browns Focus, entrain de photographier une redingote vintage taillée pour un enfant de 12 mois. C'est adorable, certes mais voilà notre Mandi dans l'admiration totale. "Il faut que je mette ça sur mon blog. Qui peut me raconter l'histoire de cette veste ici ?" En deux temps, trois mouvements, elle a mis la boutique en ébullition. Le personnel fait de son mieux pour répondre aux désirs de la dame. Et voilà notre Mandi prête à alimenter son blog. "Alors comme ça vous avez un blog ?", je m'hasarde. "Of course!" Et elle l'alimente en moyenne 5 fois par jour. Mandi est une accro, de la mode et de son blog. Madame Lennard, vous me donnez une idée. Moi aussi, je vais en faire un de blog. Mais, ne vous faites pas de souci. Le mien ce ne sera pas que sur la mode mais sur les gens qui la font, et sur les gens en général, d'ailleurs, car même si j'ai un faible pour la mode, Dieu merci, j'en sors de temps en temps et rencontre d'autres gens. En tout cas, Mandi, merci. Grâce à toi, je fais mes premiers jets de bloggeuse. Je bois une vodka redbull à ta santé, je suis sûre que c'est ton truc à toi aussi, les vodkas redbull.
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